La parole à :
Ludovic MICHEL, Directeur – Ets. Michel
Peux-tu nous présenter les différentes typologies de salariés au sein du groupe et les enjeux spécifiques de la commission sur les conditions de travail pour chacun ?
Au sein du groupe, nous distinguons quatre grandes typologies de salariés : les ouvriers d’usine, les chauffeurs-livreurs, les personnels administratifs et les personnels itinérants, comme les commerciaux ou les techniciens. La commission « Garantir les conditions de travail » a pour objectif d’apporter les meilleures conditions possibles à chacun.
Pour les ouvriers d’usine, le focus principal reste la sécurité : conformité aux obligations réglementaires et démarches de progrès pour prévenir la pénibilité et les accidents. Pour les chauffeurs-livreurs, nous avons lancé un programme d’amélioration des conditions de livraison, comprenant le recensement des sites problématiques, la mise en place de plans d’action et l’allocation d’un budget prioritaire pour traiter d’abord les situations les plus dangereuses, puis celles qui sont pénibles.
Le personnel administratif bénéficie d’un accompagnement orienté sur l’ergonomie, les gestes et postures, la modernisation des outils et des espaces de travail, tout en maintenant la cohésion d’équipe. Enfin, pour les personnels itinérants, l’attention se porte sur l’amélioration des véhicules, l’organisation du travail et le déploiement d’outils numériques, comme les notes de frais sur mobile.
Comment le groupe agit-il pour prévenir les accidents et réduire la pénibilité, selon les différentes catégories de salariés ?
La sécurité est la priorité pour tous les salariés. Pour les chauffeurs et les itinérants, certains risques peuvent être liés à la fatigue, à l’obsolescence des véhicules ou à des situations ponctuelles, comme la présence de sangliers sur les routes. Nous sensibilisons régulièrement les équipes, modernisons les véhicules et veillons à limiter les parcours trop longs — certains chauffeurs parcourent jusqu’à 50 000 km par an. Au-delà des mesures matérielles, la prévention passe aussi par l’état d’esprit : chaque collaborateur doit être capable de reconnaître une situation dangereuse et d’adapter son comportement. Les procédures et affichages sont utiles, mais la conscience du danger reste le premier rempart.
Comment allez-vous concrètement sécuriser le travail des chauffeurs lors des livraisons en élevage ?
Le projet de sécurité des chauffeurs repose sur un programme structuré en plusieurs phases :
- Recensement des sites de livraison et identification des points critiques.
- Classement des sites selon l’urgence pour traiter d’abord les situations dangereuses, puis celles pénibles.
- Mise en place de plans d’action et allocation d’un budget spécifique pour intervenir rapidement et efficacement.
Nous déployons en parallèle ALIA Tour, un outil embarqué sur les véhicules des chauffeurs. Initialement conçu pour sécuriser les points de livraison et fournir une preuve de livraison, nous avons pour projet de l’utiliser comme levier de prévention proactive : les chauffeurs ont leur tournée intégrée dans l’application et pourraient disposer des protocoles sécurité mais aussi signaler les dangers en temps réel, transformant ALIA Tour en véritable outil de sécurité.
Comment organisez-vous le recensement, le déploiement des protocoles et le suivi des actions à l’échelle nationale ?
Le travail est colossal. Chaque site doit être recensé, les points critiques identifiés, les protocoles rédigés et diffusés. Nous devons concentrer nos efforts sur les améliorations majeures et urgentes, et allouer un budget pour intervenir rapidement.
Pour garantir la cohérence et la fiabilité de l’information, nous envisageons d’avoir des chauffeurs référents sur le terrain, qui ont la meilleure vision des dangers. Parallèlement, nous veillerons à disposer d’indicateurs fiables permettant de mesurer l’efficacité des actions à l’échelle nationale, conformément à la charte de livraison signée par le Groupe Michel.
« Prévenir les accidents et réduire la pénibilité, c’est agir pour le bien-être de tous.»
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Publié le 30 septembre 2026